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22e journée – Groupe D

Paulhan Pézenas 0 - 2 ETOILE FC FSR
11 Mar 2017 - 18:00Stade des Laures Yves Cros à Paulhan

A Boulogne-sur-Mer, stade de la Libération, USBCO – Etoile FC FSR 2-0 (0-0). Buts : Thil (61’), Mercier (88’).

Avertissements à l’Etoile : Paul (3‘), Jaziri (80’).

L’équipe de l’Etoile : Deneuve – Digbeu, Benmelouka, Dumas, Diarrassouba – Paul (Jaziri 78’), Delvigne (Mouillon 29’) – Hennion, Orinel, Grain – Gendrey. Entraîneur : Charly Paquillé.

Ce n’est pas dans nos habitudes mais pour une fois, nous allons déroger à la règle. Retirer le costume. Arrêter d’arrondir les angles. De se voiler la face. Le constat ? Il est simple. Clair. Limpide comme de l’eau de roche. A Boulogne-sur-Mer, hier soir, dans un stade qui pue le football, l’Etoile a bouclé sa phase aller par une défaite, la 7e en 17 matches (elle n’avait plus perdu en déplacement depuis son non match à Béziers, mi-octobre (2-0), et s’est enfoncée un peu plus dans les profondeurs du classement. Depuis qu’elle a encaissé ce maudit but dans le temps additionnel sur penalty, à Colmar, début décembre, la privant d’un succès (2-2), elle n’a plus quitté cette place de lanterne rouge. Pire, le fossé se creuse : les équipes de bas de tableau continuent de prendre des points, de gagner des matches, si bien qu’aujourd’hui, le premier non-relégable est déjà à … 5 longueurs devant (Châteauroux 19 points, contre 14 pour l’Etoile).

Aujourd’hui, l’équipe a un ou deux doigts de pied en CFA : c’est dur à dire, c’est dur à écrire, mais c’est la vérité.

A Boulogne, les Varois espéraient enfin renouer avec la victoire, confirmer leur excellente prestation en coupe de France dimanche dernier face aux Girondins de Bordeaux (défaite 3-2), malheureusement, cela ne s’est pas passé comme voulu.

Pourtant, à la pause, Gaëtan Deneuve était bien parti pour refaire le coup de la saison passée, le coup parfait, le hold-up, après quelques arrêts de grande classe, encore, même si ce ne fut pas Fort Alamo, loin de là. Certes le gardien avait bien boxé un missile de Mercier sur coup franc (2 »), mais les dix premières minutes furent à l’avantage de son équipe, positionnée haut. Ensuite, c’est vrai, la défense commença à avoir du travail et l’USBCO se créa cinq ou six grosses occasions à partir du quart d’heure de jeu, par Mercier, Thil et aussi Niangbo. Et c’est heureux si l’Etoile rentrait à la pause à 0-0, après avoir tout de même eu une grosse occasion avec cette belle frappe de Jérémy Grain, bien repoussée par le portier adverse, après un coup franc de Akim Orinel (21’). Quelques minute après, les Varois perdaient Raphaël Delvigne sur blessure (coup au genou gauche), remplacé par Julien Mouillon (29’). Un coup dur tant le Fréjusien semblait en jambes…

Bref, après avoir fait le dos rond, l’Etoile revenait avec de belles intentions en deuxième période, mettait le pied sur le ballon, jouait dans le camp boulonnais. Elle posait le jeu et se créait quelques situations très intéressantes, avec un Amar Benmelouka qui venait souvent prêter main forte aux attaquants et proposer des solutions : frappe de Akim Orinel au-dessus alors que le meneur de jeu s’était ouvert le chemin du but (50’), frappe enroulée de Grain cadrée, mais déviée in extremis en corner (53’), frappe en pleine course de Hennion au dessus (56’). Bref, le match s’était très largement rééquilibré, les joueurs du Pas-de-Calais semblaient bafouiller leur football, mais c’est pourtant à ce moment précis qu’ils ouvraient le score sur une action d’école, comme à l’entraînement, avec Thil à la conclusion (1-0, 61’).

La réaction varoise était immédiate, mais en contre, l’USBCO avait plus d’espace et se procurait des balles de break. Tarek Jaziri faisait sa première apparition de la saison (en remplacement de Johann Paul) à la 78e, l’Etoile redoublait d’efforts … avant de se faire punir sur un but de Mercier, à deux minutes de la fin (2-0, 88’). Cruel, une fois encore.

Le constat, on l’a dit, est limpide. L’Etoile a perdu. L’Etoile est lanterne rouge. L’Etoile n’a plus gagné en championnat depuis quatre mois et demi. Mais l’Etoile respire toujours. Quand bien même elle s’est inclinée à Boulogne, tout n’est pas à jeter, notamment dans le domaine de l’animation offensive. Reste qu’elle devra retrouver le chemin du but et ne plus commettre de sautes de concentration si elle veut stopper la spirale infernale et battre Marseille-Consolat, sa nouvelle bête noire (trois matches, trois défaites depuis l’accession des Provençaux en National en 2014), vendredi prochain au stade Louis-Hon (20h). L’Etoile n’est pas morte. L’Etoile ne lâchera pas. Vous verrez…